Les classes du DPE à Beauvais
Mis à jour : juin 2026
En bref
Le profil énergétique de Beauvais porte la marque d'une ville largement rebâtie après les bombardements de 1940 : sur les 15 327 DPE recensés par l'ADEME depuis juillet 2021, la classe C concentre 42,3 % des logements, la D 32,1 % et la E 15,5 %. Les passoires F et G pèsent 7,8 % de l'ensemble, tandis que les étiquettes A et B restent confidentielles (2,3 %).
Un parc d'après-guerre, ponctué de pans de bois rescapés, qui se loge massivement dans le milieu de gamme.
Un parc reconstruit qui se range dans le milieu de gamme
La répartition beauvaisienne raconte l'histoire de la reconstruction. Les immeubles et pavillons de brique remontés dans les années 1950 après les destructions de juin 1940 forment l'ossature du parc, et ils ressortent presque tous en C (42,3 %) ou en D (32,1 %) : à eux deux, ces niveaux couvrent près des trois quarts des DPE de la commune. La classe E suit avec 15,5 %, souvent portée par les logements d'avant-guerre épargnés par les bombes, les quelques maisons à pans de bois subsistantes et les premiers collectifs reconstruits restés sur leur isolation d'origine. Ce chiffre ADEME décrit le parc passé au diagnostic, généralement à l'occasion d'une vente ou d'une mise en location.
Peu de très bons élèves, des passoires à surveiller
Aux deux extrémités de l'échelle, le constat est tranché. Les logements neufs ou rénovés au niveau A-B ne représentent que 2,3 % du parc diagnostiqué : un bâti d'après-guerre n'a pas été conçu pour atteindre ces standards. À l'opposé, les passoires F et G cumulent 7,8 %, un taux qui reste alimenté par le climat continental froid de la zone H1, où l'on chauffe longtemps et fort, et par les menuiseries et combles d'origine de la reconstruction. L'enjeu local n'est donc pas tant de viser l'excellence que d'extraire ce gisement de D, E et de passoires d'une zone où chaque cran gagné allège durablement la facture de chauffage.
Où se place votre logement, et combien coûte la vérification
Ces pourcentages dessinent une tendance d'ensemble, mais un même immeuble reconstruit peut abriter des étiquettes très contrastées selon les travaux déjà menés sur la toiture ou les fenêtres : seul un relevé sur place fixe la classe réelle de votre bien. Le DPE à Beauvais est le document qui établit cette note, valable dix ans. Comptez 90 à 180 € pour un diagnostic seul, à titre indicatif (voir le prix d'un DPE à Beauvais) ; comparer plusieurs devis reste le meilleur moyen de payer le juste tarif.
Questions fréquentes
Pourquoi le parc de Beauvais est-il concentré sur les classes C et D ?
Parce que la ville a été largement reconstruite après les bombardements de 1940 : les immeubles et pavillons de brique des années 1950 dominent le bâti et ressortent surtout en C (42,3 %) ou en D (32,1 %), soit près des trois quarts des 15 327 DPE recensés par l'ADEME.
Quelle part des logements beauvaisiens atteint les classes A ou B ?
Seulement 2,3 % du parc diagnostiqué, d'après l'ADEME. Un bâti majoritairement d'après-guerre n'a pas été conçu pour ces niveaux ; ces étiquettes concernent surtout du neuf ou des biens lourdement rénovés.
Mon logement peut-il être mieux classé que la moyenne de la ville ?
Oui : ces chiffres sont une tendance d'ensemble. Deux logements d'un même immeuble reconstruit peuvent afficher des notes très différentes selon les travaux menés. Seul un relevé sur place donne la classe réelle, pour 90 à 180 € à titre indicatif (voir [prix d'un DPE à Beauvais](prix-dpe-beauvais)).
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.